Wanlin Centrale hydroélectrique

Wanlin
Centrale Hydroelectrique et Moulin-Ferme

Aménagement d’une micro-centrale hydroélectrique

La remise en état de l’ancienne machinerie du moulin (meules, blutoirs…) est un travail complexe qui nécessite l’intervention d’artisans spécialisés. Mais, cette partie du projet est aussi à mettre en relation avec le devenir du reste du bâtiment vu les travaux lourds à y réaliser (stabilité, châssis, électricité…). Enfin, rien ne garantit la régularité des activités de meunerie qui pourraient éventuellement reprendre sur le site.

Dès lors, la production d’électricité est apparue comme le meilleur moyen de rentabiliser les investissements consentis. Cette production peut effectivement se faire toute l’année (sauf périodes de crues, d’étiage…), 24 heures sur 24. L’électricité est autoconsommée ou remise sur le réseau et permet dans les deux cas de bénéficier de certificats verts. De plus, l’installation peut être largement automatisée et pilotée à distance.

Plusieurs possibilités techniques ont alors fait l’objet d’investigations :

  • L’idée de départ était de récupérer la turbine en place ainsi qu’un maximum des éléments existants (axes, roues en bois…). Cette solution était techniquement réalisable, mais ne s’avérait ni intéressante pour un pouvoir public (entretien régulier des roues en bois surtout pour un usage permanent), ni optimale pour la production d’électricité. Enfin, l’avantage d’une nouvelle turbine, outre sa fiabilité et son rendement, consiste aussi dans la facilité de combinaison de tous les éléments électromécaniques.
  • Dans un second temps, l’Inasep a établi un cahier des charges pour une turbine de type Kaplan (puissance escomptée de 16,9 kWh sur base d’un débit de 1,5 m³/s et d’une hauteur de chute de 1,50 m). Une seule entreprise a répondu au marché public mais avec des prix beaucoup trop élevés.
  • Dans un 3e temps, l’Inasep a conclu une convention avec la société Mérytherm (qui devient bureau d’étude délégué). Le choix technologique s’est alors tourné vers une vis hydrodynamique.

Finalement, l’association momentanée Legros-Crahay a obtenu le marché et a réalisé les travaux en 2014. Le chantier comprenait la démolition du bâtiment et la reconstruction d’un local technique, des ouvrages en béton (fond du bief, radier…), les équipements électromécaniques…

La commune, propriétaire du site, a financé le projet, avec une intervention de la Région dans le cadre d’une subvention du développement rural.